Quel courtier choisir ?

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Quel courtier

 

Lorsque vous souhaitez commencer à investir en bourse, il est nécessaire de passer par un intermédiaire financier. Le choix de ce dernier est une décision importante qui peut avoir un impact considérable sur le rendement de votre portefeuille. En débutant, l’attention ne se porte pas immédiatement sur les frais liés aux opérations d’achat ou de vente des titres. Cependant ces derniers peuvent considérablement réduire la performance des investissements réalisés.

Par ailleurs, avec l’essor d’internet, l’investissement et le trading particulier se sont développés. Mais ce développement a eu des conséquences négatives avec l’apparition d’intermédiaires peu scrupuleux. Régulièrement, l’Autorité des marchés financiers en France, alerte contre les escroqueries dans le trading et l’investissement en ligne, qui sont de plus en plus nombreuses. Ainsi depuis 2010, le nombre d’intermédiaires illégaux a considérablement augmenté et a été multiplié par 100.

Aussi, avant de choisir son intermédiaire, il est important de se poser les bonnes questions. Quel intermédiaire choisir ? Comment savoir lequel convient le mieux ? Quels critères utilisés pour effectuer le bon choix ?

Mais au préalable, il convient de comprendre quel est le rôle d’un intermédiaire.

 

Qu’est-ce qu’un intermédiaire financier ?

 

L’intermédiaire financier est un prestataire de services d’investissements (PSI) autorisé à recevoir, transmettre et effectuer des ordres sur les marchés financiers en contrepartie d’une commission. Cet intermédiaire financier se nomme un courtier ou un broker.

Pendant très longtemps, les banques ont été les seules intermédiaires financiers pour un particulier qui souhaitait investir. Grâce à l’évolution technologique, de nouveaux courtiers nommés courtiers en ligne sont apparus et ont permis à l’investisseur d’accéder aux marchés financiers français et étrangers grâce à internet.

Désormais, il existe de nombreux intermédiaires financiers. L’abondance de l’offre rend difficile le choix.

Il existe plusieurs types de courtiers ou brokers : les markets Makers et les no dealing desk, les Electronic Communication Networks ECN ou des ATS Alternative Trading System.

Le courtier peut n’être habilité qu’à exercer la seule activité de réception et transmission d’ordres pour votre compte par voie électronique. Il peut ensuite soit transmettre les ordres reçus à un prestataire habilité en vue de leur exécution, (No dealing desk ) soit exécuter directement ces ordres sur le marché si leur habilitation les y autorise et devenir membre du marché (Market Maker) . La nécessité de faire appel à des intermédiaires supplémentaires entraîne des frais de transactions supplémentaires. Ainsi, le courtier qui dispose d’un accès direct aux marchés, sans intermédiaire proposera des coûts moins élevés.

 

Avant le courtier : quel investisseur êtes-vous ?

 

Pour choisir un courtier, il est important au préalable de tenir compte de vos connaissances des marchés et des produits financiers. Vous devez donc définir de manière approfondie quel est votre profil d’investisseur. Pour cela vous devez déterminer le temps que vous êtes prêts à consacrer au suivi de vos investissements, votre aversion aux risques. Le capital que vous souhaitez investir, l’horizon de temps sur lequel vous voulez investir et les produits financiers. Ce travail ne doit pas être négligé et doit être réalisé avant de réfléchir au choix de votre intermédiaire financier.

 

Premier élément à prendre en compte : quelles sont les autorisations du prestataire de services d’investissement ?

 

Un premier élément pour sélectionner votre courtier est relatif à la sécurité et la fiabilité. Pour cela, il est préférable de privilégier des courtiers immatriculés dans l’hexagone. Dans le cadre d’un contentieux, les démarches et les échanges seront plus faciles.

Les courtiers peu scrupuleux, utilisent des montages complexes, qui rendent leur identification difficile et s’implantent dans des territoires qui offrent peu de vérification. A titre d’exemple, les brokers implantés à Chypre ne présentent aucune protection et profitent des lois chypriotes peu contraignantes. Ainsi même si ces brokers disposent de l’agrément de la CySEC, (Cyprus Securities and Exchange Commission (CySEC), qui est le régulateur financier chypriote, cela n’offre que peu de garantie. En ouvrant un compte auprès d’un de ces brokers vous risquez de ne pas revoir l’argent déposé.

En France, l’activité de courtier est règlementée par l’Autorité des Marchés financiers (A.M.F). Cette autorité est chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés et de protéger les investisseurs. Aussi, un des premiers éléments à prendre en compte dans le choix de votre courtier doit être de vérifier si le courtier dispose des autorisations nécessaires pour fournir des services d’investissement.

Ainsi, il convient de vérifier les informations concernant le courtier qui vous intéresse. Les courtiers régulés et autorisés à exercer en France présentent une garantie en terme de sécurité. Dans cette perspective, il est indispensable de vérifier sur le site de l’A.M.F, si le courtier dispose de l’agrément. Par ailleurs, l’Autorité des Marchés financiers, met à jour régulièrement la liste de l’ensemble des courtiers interdits en France.  Si le courtier fait l’objet d’une interdiction, vous devez impérativement l’enlever de votre liste de sélection.

Il est très utile également de consulter le site REGAFI  (Registre des agents financiers) qui permet de vérifier que le courtier dispose de l’agrément, de connaitre le lieu d’implantation du siège social et de consulter les activités qu’il exerce en France. Remarque, lorsque vous saisissez le nom du courtier dans la barre de recherche, vous devez saisir la bonne dénomination de la société sinon la recherche sera infructueuse. Par exemple, si vous tapez “BourseDirect” au lieu de “Bourse Direct”, le moteur de recherche ne trouvera pas le courtier. Aussi, vous devez  au préalable vérifier le nom exact du courtier.

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Les établissements ayant leur siège en France et agrées par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (A.C.P.R) sont adhérents au fonds de garantie des dépôts et de Résolution. Cette adhésion constitue une garantie pour l’investisseur. En effet, en cas de faillite du courtier, le fond vous indemnise à hauteur de 70 000 euros. A cette fin, vous pouvez vérifier sur le site de l’ A.C.P.R  la liste des établissements financiers et des entreprises d’investissements autoriser à exercer en France.

Si vous souhaitez investir sur des produits financiers comme les C.F.D (contrats For difference) qui sont des instruments financiers dérivés – permettant de parier sur la hausse ou la baisse d’un actif sous-jacent, (action, indice, matière première ou devise). Vous devez vous assurer que le broker propose des CFD à risque limité. C’est-à-dire, que le risque de perte ne peut excéder votre mise de départ.

 

Deuxième élément : La notoriété

 

La notoriété est un autre élément à prendre en compte lors de votre choix. La réputation et l’histoire du courtier constituent des informations utiles. A cette fin, les recherches d’informations et d’avis sur différents sites, forums et journaux spécialisés permettent d’enrichir l’évaluation de la qualité et la fiabilité d’un courtier. Il convient d’éviter les intermédiaires peu connus ou présentant une faible ancienneté.

Depuis plusieurs années, la maison de recherche Investment Trends, établit un rapport annuel sur le courtage en ligne en France. Ce rapport apporte une source d’informations intéressantes sur la notoriété des courtiers et ceux qui sont privilégiés par les investisseurs. Cette enquête s’appuie sur une étude détaillée du marché du courtage en ligne, à partir d’un sondage de plusieurs milliers d’investisseurs.

Pour la dernière enquête, réalisée en avril 2016, au regard du nombre d’ordres exécutés Boursorama, reste le numéro un, suivi de Bourse Direct et Fortunéo.

 

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Depuis 2011, l’organisme Investment Trend demande, au travers de cette enquête, aux investisseurs d’évaluer les courtiers utilisés par rapport à leur satisfaction générale et une gamme de services. Cet indice de satisfaction des clients est relativement élevé, concernant les courtiers en ligne utilisés, et principalement Bourse Direct et Binck. Fortunéo est apprécié pour sa plateforme mobile.

Les courtiers en ligne de plus en plus privilégiés par rapport aux réseaux bancaires

Par ailleurs l’enquête procure des informations concernant la part des investisseurs réalisant des transactions sur les actions via internet. Le choix de courtiers en ligne est en constante augmentation

Si les primo accédants font généralement leurs premiers pas d’investissement en bourse avec leur banque. Ils ont tendance à s’orienter ensuite vers les maisons de courtage en ligne pures, qui ont des offres beaucoup plus sophistiquées, complètes et des tarifications plus avantageuses.

Lorsque vous achetez un titre ou tout autre produit de bourse, sur chaque opération vous payez une commission qui sert à rémunérer l’intermédiaire (frais de transactions). Lors des débuts en bourse, concentré sur la plus ou moins-value, on accorde peu d’importance à cette somme. Pourtant, celle-ci varie fortement d’un courtier à un autre. Elle dépend de nombreux facteurs.

 

L’importance des frais de transaction :

 

Pour choisir son courtier, être attentif aux frais de transactions, constitue une nécessité. Trop souvent ces frais sont négligés ou méconnus des investisseurs débutants. Pourtant, ils occupent une place cruciale dans la performance à long terme.

Dans ce cadre, les courtiers en ligne proposent des tarifications plus avantageuses que les banques traditionnelles.

Selon, la lettre de l’autorité des marchés financiers (A.M.F), d’octobre 2016, les banques de réseau sont 3 fois plus chères que les courtiers en ligne. Afin d’apporter une plus grande transparence et amener l’attention des investisseurs sur les frais des placements financiers, l’AMF a publié les niveaux de frais annuels moyens constatés en 2015. Ces données peuvent être utiles pour vous aider dans le choix de votre courtier et vous permettre d’établir un cadre de référence et de comparaison concernant les frais de transactions.

Ainsi, les frais moyens d’achat et de vente d’actions sur internet, auprès des grands réseaux bancaires, au 1er aout 2016 étaient les suivants :

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Pour les courtiers en ligne :

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Incontestablement, les frais de transactions appliqués par les courtiers en ligne sont moins élevés que ceux des banques traditionnelles.

Ce constat est renforcé par les études d’Investments Trends réalisées depuis 2011. La dernière étude, réalisée en avril 2016, montre que les courtiers en ligne purs reçoivent les notes de satisfaction élevées alors que les banques traditionnelles tirent la moyenne vers le bas.

 

Selon les courtiers, la tarification appliquée s’exprime soit en coût fixe soit en pourcentage du montant de l’opération (ordre d’achat et de vente).

Pour illustrer ces deux types de tarification, prenons les exemples suivants :

1. Le coût de chaque transaction est de 1.99 euros, cela signifie que pour l’achat de :

  • a. 10 titres de l’action X, de 10 euros, vous allez payer : (10*10 euros)+1.99, soit 101.99.
  • b. 100 titres de l’action X de 10 euros, le coût sera de : (100*10 euros) + 1.99, soit 1001.99

2 .Le coût de chaque transaction est 0.50 % sur chaque transaction, cela signifie que pour l’achat de :

  • 10 titres de l’action X, qui vaut 10 euros, le cout sera de : (10*10 euros)+ (10* 10 euros)*0.5% , soit 100 + 0.50 soit 100.50 euros
  • 100 titres de l’action X de 10 euros, le cout s’élèvera à : (100*10 euros) + (100* 10 euros)*0.5% , soit 1000 + 0.50 soit 1005.00 euros.

 

Pour certains intermédiaires, les frais de courtage peuvent être l’addition d’un pourcentage du montant global auquel s’ajoute un coût fixe en euros. C’est le cas de DeGiro, par exemple.

Ainsi, pour une transaction d’un montant global de 100 euros, le cout fixe sera de 0.25 euros + 0.04% du montant global, c’est-à-dire 0.25 euros + 0.04 euros, soit 0.29 centimes d’euros

Désormais, la majorité des courtiers n’offre pas un seul et même tarif, mais différentes offres forfaitaires selon le montant et le nombre moyens d’ordres passés. Ces offres peuvent rendre difficile les comparaisons entre les courtiers.

En effet, pour certains montants de transactions, vous pouvez avoir un coût fixe chez un courtier alors que chez un autre la tarification s’exprimera en pourcentage. D’autres encore, exprimeront une partie en pourcentage et une partie en coût fixe.

 

En outre certains courtiers, appliquent des tranches de tarification. Dans ce cas, il convient de faire attention aux effets de seuil. Ces derniers peuvent entrainer des différences importantes.

Par exemple, pour une offre où les frais de courtage par transaction s’élèvent à 1.99 jusqu’à 500 €, et au-delà de 500 €, les frais de courtage sont de 0,60% sur le montant total de l’ordre.

Si vous achetez 100 titres à 4.99 euros le cout de la transaction sera d’un coût fixe de 1.99 euros.

En revanche pour la même offre si vous achetez 100 titres à 5.01 euros, le cout de la transaction sera de 0.60 du montant global, soit 3.00 euros.

Le coût de la transaction affiche une différence de 1 euro. En pourcentage, la différence est de 66% .

 

Si vous n’êtes pas attentif à ces effets, votre performance peut être considérablement diminuée. Il faut donc comparer les frais de transactions des différents courtiers au regard de différents montants globaux. Ainsi pour une transaction de 500 euros, de 1000 euros, de 1500 euros, de 2000 euros à combien s’élèvent les frais de transactions ? Etablir un tableau comparatif des frais peut s’avérer extrêmement utile pour vous aider dans votre décision.

 

Pour comparer efficacement les frais de transactions entre les différents courtiers lorsque les offres sont exprimées différemment il peut être intéressant de calculer à chaque fois pour un achat donné combien coûte la transaction en euros et en pourcentage. Afin de vous aider dans la réalisation de cette comparaison, vous pouvez utiliser le tableur suivant. Cliquez ici Outil pour comparer les frais de courtage V2

Les frais de transactions ou de courtage varient en fonction du courtier mais également en fonction de la place de marché choisie. Si vous choisissez d’investir sur une bourse non européenne, les frais peuvent se révéler plus importants. Avant d’ouvrir un compte chez un courtier, il convient donc de tenir compte, si ce dernier vous permettra d’investir sur les marchés souhaités et quels sont les coûts d’opération. Dans la lettre d’octobre 2016, l’AMF a comparé les frais moyens auprès de réseaux bancaires et courtiers en ligne, pour un particulier français qui souhaitait investir à la bourse de New York. Les frais variaient de 0.70 % à 1.34% pour un ordre de 5000 euros auprès des banques et étaient en moyenne de 0.34 % auprès des courtiers en ligne.

 

De même, le choix du produit financier (actions, obligations, tracker, fonds, forex…) sur lequel vous souhaitez investir a une incidence sur la tarification. Ainsi, certains courtiers appliquent des frais plus ou moins élevés selon les supports traités.

 

Si vous envisagez d’investir sur le marché des devises (F.O.R.E.X), vous devez également être attentif à l’écart entre le cours à l’achat et le cours à la vente, nommé le spread. Plus l’écart est faible, moins les frais sont élevés. Il faut privilégier un courtier qui garantit un spread fixe à un spread à taux bas mais flottant. Lors des moments de forte volatilité, ces écarts vont augmenter et seront considérablement plus élevé que le spread annoncé.

 

Les frais annexes à ne pas négliger :

Si les frais de transaction constituent un élément important dans le choix de votre courtier, il ne doit pas être le seul. Il convient également de porter votre attention sur les frais annexes, notamment droits de garde, frais d’abonnement ou de gestion de compte ou commission de surperformance.

 

Les droits de garde, désignent les frais facturés par certains intermédiaires pour la conservation des titres et la réalisation d’opérations effectuées par l’établissement. Selon le type de produit (parts de SICAV, actions, obligations,…), les frais sont différents. Ils sont généralement exprimés en pourcentage du montant total du portefeuille. Plus la taille du portefeuille est importante, moins les frais sont élevés. D’une manière générale, les courtiers en ligne permettent de réaliser des économies car ils ne facturent pas de droits de garde.

 

Les frais d’abonnement, de gestion ou de tenue de compte. Certains courtiers facturent des frais d’abonnement. Selon les offres, un minimum d’ordres peut être imposé dans le mois au-dessous duquel, vous devrez vous acquitter du paiement d’une commission en cas de non réalisation.

Vous devez également tenir compte de frais annexes, tels que surcoût éventuel pour certains ordres passés par téléphone, envois sur support papier d’avis d’opéré, etc.

Si vous investissez sur le FOREX ou les CFDs, des frais d’ajustement d’intérêts journaliers s’appliquent lorsque vous conservez des positions d’une journée sur l’autre. Ces frais correspondent à un pourcentage du montant global de votre position. Si vous n’êtes pas attentif à ces frais, le maintien de la position peut vous coûter cher. Il faut donc évaluer la pertinence de maintenir ou non une position au regard de ces frais.

 

La gamme des produits financiers, des outils et des services des prestataires :

 

A côté des frais de placements, votre choix doit être guidé par une étude préalable des produits, des outils et des services proposés par les intermédiaires.

En fonction des prestations données, il est possible de distinguer deux types de courtiers. Les prestataires généralistes qui offrent un service global combinant gestion de comptes bancaires, exécution d’ordre d’achats et de ventes, création et mise en place de stratégies en fonction des objectifs d’investissement. Ces courtiers désignés sous le terme de courtiers full service, négocient en votre nom les transactions, mais présentent des commissions plus élevées. Boursorama,  filiale de la Société Générale est un des leaders en France.

A l’inverse, il existe des courtiers qui n’offrent aucune activités de conseil, et se chargent uniquement d’exécuter les ordres délivrés par les clients. Dans ce cas, on parle de broker discount. La société de courtage hollandaise Degiro, est l’exemple de ce type d’intermédiaire. Elle offre des coûts de transaction ultra compétitif mais peu de services annexes.

Le nombre de produits financiers proposés par les intermédiaires est un élément à prendre en compte.

Vous devez également étudier les outils mis à votre disposition. D’une manière générale, Les courtiers en ligne mettent à disposition des outils d’aide à la décision plus performants que ceux des banques. Parmi les outils intéressants, qui peuvent orienter votre décision :

 

L’évolution des cours boursiers en temps réel est-elle présente dans l’offre ou fait elle l’objet d’une option supplémentaire à acquérir ?

Pouvez-vous disposer d’outils analyse graphique en temps réel ou différé ?

La plateforme mise à votre disposition pour effectuer vos ordres d’achat et de vente doit être fonctionnelle.

Existe-t-il des comptes de démonstration permettant des simulations en temps réel sur des produits différents ? L’utilisation de ces comptes virtuels est très appréciable pour se former et expérimenter des stratégies d’investissement. Avant d’investir, il est indispensable de connaitre la plateforme que vous allez utiliser pour effectuer vos investissements. Le compte de démonstration vous permet de vous familiariser avec le passage d’ordres, et également avec les outils d’aide à la décision disponibles.

Concernant le passage d’ordres, il est intéressant de connaître les différentes possibilités existantes pour exécuter vos investissements. Est-il possible d’utiliser d’autres supports que l’ordinateur, comme le téléphone ou la tablette ? Est-ce inclus dans l’offre ou cela fait il l’objet d’une option.

L’intermédiaire vous propose-t-il des analyses sur des valeurs, des points de marchés réguliers, une lettre d’information boursière ?

Des formations gratuites sont-elles accessibles ? Sur ce dernier point, il convient d’apporter une réserve. En effet, dans la mesure où le courtier est avant tout un agent commercial qui vend des produits et peut donc orienter ses formations vers les produits susceptibles de lui rapporter. Comme un assureur ou banquier, il va privilégier les produits sur lesquels il peut obtenir la meilleure commission à un moment donné.

L’AMF souligne que pour les courtiers qui proposent de trader sur le F.O.R.E.X, ils mettent en valeur leurs outils de formation pour limiter le risque d’optimiser les profits. Mais seulement 50 % des plateformes testées, mettent réellement à disposition de leurs clients inscrits l’intégralité de leur formation. Par ailleurs, l’AMF précise que les formations accessibles ne compensent pas l’absence de connaissance et d’expérience de l’investisseur.

 

Le montant du dépôt initial :

Le capital minimum à déposer pour l’ouverture d’un compte constitue également un élément qui va orienter le choix de votre intermédiaire financier. En effet, chez certains courtiers le montant minimum peut être élevé. Aussi, il vous faut relever le montant que l’organisme vous demande de verser pour ouvrir un compte.

Interactive Brokers, par exemple, est un courtier américain, de renommée mondiale, utilisé par de nombreux professionnels dans le monde avec des frais parmi les plus bas du marché. Seulement, pour ouvrir un compte auprès de cet intermédiaire, il est nécessaire d’effectuer un dépôt initial de 10 000 $.

 

La disponibilité de l’intermédiaire et des capitaux

Un autre facteur important à prendre en compte dans le choix de son courtier, c’est la disponibilité de ce dernier. Le service client ne doit pas être négligé. Dans la mesure où vous allez déposer une partie de votre argent, il est important de vérifier la qualité du service. Aussi, vous ne devez pas hésiter à contacter le service par téléphone et par courriel afin de tester la réactivité de celui-ci. Le temps de réponse à vos questions est un indicateur qui doit orienter votre décision.

 

Une fois le choix du courtier défini, après l’ouverture du compte, il est vivement conseillé de verser le montant minimum et de vérifier le délai nécessaire pour transférer une somme de votre compte titres vers votre compte en banque. Si le délai est supérieur à 2 jours, vous devez être méfiant. Par ailleurs renseignez vous afin de savoir si l’intermédiaire applique une commission lorsque vous souhaitez procéder à un retrait d’argent sur votre compte titres.

 

Quels sont les courtiers que j’utilise personnellement ?

 

Depuis que j’ai commencé à investir sur les marchés financiers, j’utilise quatre intermédiaires financiers différents.

 

Boursorama banque

Le premier courtier vers lequel je me suis orienté fut Boursorama banque. Ce pionnier de la banque en ligne en France, est un prestataire qui offre une gamme de produits et de service de qualité. J’utilise les services de ce groupe depuis 2011. Auparavant, mes comptes étaient dans une banque classique. Cette dernière présentait des coûts plus importants sur les services que j’ai pu économiser. Depuis, je ne regrette pas d’avoir opté pour une banque en ligne. Boursorama banque, filiale de Société Générale, permet l’accès aux produits bancaires du quotidien. Les frais sont bien moins élevés que dans une banque classique. La différence s’élève en moyenne à 150 euros sur une année. L’ensemble des services disponibles sont appréciables : carte bleue, chéquiers, consultation des comptes par internet….

A côté des services classiques, cet organisme permet d’investir en bourse, d’ouvrir un comptes titres, un PEA. Ce courtier permet d’avoir accès à un nombre importants de produits financiers et également de bénéficier de nombreux outils d’aide à la décision : conseils boursiers, forum, analyses graphiques, consensus d’analystes et portefeuilles virtuels.

Par ailleurs, le fait d’avoir à disposition compte classique, comptes titres et autres comptes permet de virer du compte courant vers le comptes titres ou les autres immédiatement et sans frais. Les frais de courtage sont toutefois plus élevés que chez d’autres courtiers.

 

Bourse Direct

A côté de Boursorama banque, j’utilise également Bourse Direct. Régulièrement les enquêtes d’investment Trends montre que ce courtier est cité par les investisseurs particuliers. Ces tarifs sont intéressants. Bourse direct dispose d’une plateforme et de nombreux produits financiers.

 

DEGIRO

Autre courtier que j’utilise DeGiro. Cette société néerlandaise, régulée par l’AMF, présente des frais de courtage très compétitifs. De par ses faibles coûts, elle est très intéressante pour l’achat d’actions sur les marchés étrangers. Ce courtier permet aussi d’investir sur les options, les produits dérivés. En raison d’un politique désireuse de proposer des coûts bas, les services d’accompagnement et d’aide à la décision sont moins développés que chez les courtiers précédents.

 

IG MARKETS

Pour le forex et les CFDs, j’utilise IG markets. Les mini contrats, la possibilité de bénéficier du logiciel pro real time en temps réel pour analyser les produits et passer les ordres est très appréciable. Pro real time est disponible, sur la plateforme IG markets, sans payer à condition de passer un minimum de 4 ordres dans le mois. C’est un service très appréciable. Autre outil appréciable, un compte de démonstration qui permet d’éprouver ses stratégies de trading.

 

Pour trader, il existe également un broker de référence, présent sur le marché depuis quarante année et qui dispose d’une forte légitimité, il s’agit d’Interactive Brokers. Ce courtier américain est utilisé par de nombreux professionnels et particuliers dans le monde entier. Les coûts sont également très compétitifs. Seulement pour ouvrir un compte chez ce courtier, le montant minimal de 10 000 USD.

 

 

Pour vous aider à effectuer vos choix, vous pouvez vous aider du fichier répertoriant un ensemble des critères évoqués ci dessus. Cliquez ici  Outil pour comparer les frais de courtage et les courtiers

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